Dans John Wick, Keanu Reeves campe un ancien meurtrier – et veuf depuis peu – qui reprend du service le temps d'une vengeance. John Wick se fait voler sa mustang par des voyous qui tuent également son chien, dernier cadeau de sa femme décédée. De plus, le monde étant petit, l'un des voyous n'est autre que le fils de l'ancien chef de John, Viggo Tarasov, un mafieux russe particulièrement dangereux. Alors que John décide de se venger, Tarasov met sa tête à prix. Qui seront ses véritables amis et qui seront ceux qui vont essayer de l'éliminer?

La trame, sans compter quelques petites innovations dans la narration, offre au spectateur des éléments de déjà-vu. En effet, l’audience ne rencontre rien de particulièrement inattendu dans le scénario tandis qu’un personnage charismatique – John Wick – porte majoritairement le film sur ses épaules. Cependant, mis à part le jeu de Keanu Reeves, nous pouvons également remarquer la belle interprétation de Willem Defoe ainsi que celle de Michael Nyqvist.

Le film est intéressant à regarder, entre autres, grâce à ses scènes d’action étonnantes. En effet, ces dernières tiennent un rôle primordial et sont plutôt bien réussies. Elles sont hautes en couleur et donnent l’impression que les réalisateurs ont produit un véritable travail d’imagination dans leur conception.

John Wick est également porté par un choix musical des plus séduisants. La bande-son soutient en effet l’intrigue narrative de manière très juste et permet à cette dernière de gagner en intensité. Le spectateur est auditivement plongé dans l’univers de la mafia et de la violence. Cependant, il est étrange que des criminels n’arrêtent pas de chanter une berceuse russe, même si cette dernière fait référence au croque-mitaine, également surnom de John Wick. Par moments, elle apporte un élément de frayeur quand des personnages dangereux la chantent, mais lorsque ce sont les jeunes voyous qui l’entonnent, l’effet est tout contraire.

Un autre point intéressant à noter est le travail fait sur les sous-titres. En effet, étant donné que les antagonistes de l’histoire sont russes, ils parlent la langue slave. Les sous-titres traduisant leurs paroles sont intégrés à l’image de manière particulièrement originale, devenant presque des personnages à part entière. Néanmoins, il est regrettable que le film, à l’instar d’un grand nombre des productions hollywoodiennes, n’ait pas toujours fourni des dialogues corrects en langue étrangère, ce qui est toujours agaçant pour un spectateur parlant cette langue.

John Wick, première réalisation de David Leitch et Chad Stahelski, l’un des deux ayant été à une époque cascadeur de Keanu Reeves, n’est pas “weak” et est plutôt une réussite pour un début! Même si le film peut sembler long par moments, il offre au spectateur – action et frissons mis à part – des touches d’humour et d’autodérision très agréables.

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